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Pourquoi je ne crois pas en une chute abyssale et durable du CAC

 

Le CAC à 1000 points ! Retour aux années 80 ! La croissance des 20 dernières années était artificielle car basée sur la dette !

De ci de là, on entend des cris alarmistes.

Personnellement, je n’y crois pas (en tout cas pas d’ici 2020).

Pourquoi ?

On voit que ce n’est que depuis la fin des années 90 que le CAC a dépassé le seuil des 2000 points. Le seuil des 2400 points est d’ailleurs très fort depuis qu’il a été franchi en 1997, il a servit de support en 2003, et 2009 et peut-être encore une fois dans les mois qui viennent.

Certes, techniquement, son enfoncement ouvrirait la porte à une magnifique chute…

(CAC 40 en données trimestrielles, image en 1268X901 pixels, cliquez dessus pour agrandir)

 

Quand on s’intéresse aux USA, le SP 500 connait une progression depuis « toujours ». Après tout, le marché action US est l’épitomé de la Bourse: une croissance perpétuelle. Enfin, en tout cas, c’est la théorie…

On voit tout de même que l’accélération a eu lieu également à la fin des années 90 et que le point bas de 2009 sur le fameux chiffre du Diable à 666 points était vraiment bas, avec un retour de plus de 10 ans en arrière.

(SP 500 en données trimestrielles, image en 1274X909 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)

 

L’indice japonais est quant à lui déjà revenu au milieu des années 80 après avoir connu son apogée en 1990 et non pas en 2000-2001, comme les indices précédents.

Cela nous donne un avenir possible pour le CAC par exemple: 20 longues années de récession boursière, avec un retour aux années 80.

Si on prend les mêmes paramètres, on obtiendrait une cible à 1000 points pour le CAC et de l’ordre de 200 pour le SP 500 !

 

(Nikkei en données trimestrielles, image en 276X903 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)

 

L’inflation

Elle se définie par une baisse durable de la valeur de la monnaie. Nous n’allons pas étudier ici ses nombreux impacts, car il y a des gens très sérieux qui passent leur vie entière à le faire, ce qui risque d’être un peu lassant pour vous et moi. Cependant, il y a une chose à retenir: le CAC exprime la valorisation boursière des 40 plus grandes entreprises françaises. Cela signifie qu’il exprime indirectement la valeur monétaire de ces actions. Autrement dit, si la monnaie vaut moins, mais qu’une entreprise vaut toujours la même chose qu’avant (par ses produits, par son potentiel), mécaniquement sa valeur boursière va augmenter.

C’est un peu le même phénomène que l’augmentation du prix des matières premières. Comme elles sont libellées en dollars, et que le dollars par la magie de la planche à billet « vaut moins », alors que les matières premières représentent toujours « la même chose », mécaniquement cela pousse les prix à s’envoler. Bien sûr, il y a de nombreux autres facteurs comme les lois de l’offre et de la demande, mais en tout cas, la perte de la valeur de référence (le dollar) favorise l’augmentation du prix des matières premières.

Autrement dit, un CAC à 1000 points en 1988 équivaut à un CAC vers 1575 points en 2011, en prenant compte de l’inflation (près de 57% entre 1988 et 2011, voir le calculateur d’inflation ici : http://france-inflation.com/calculateur_inflation.php )

L’exemple japonais

Quand on regarde l’exemple japonais (désolé, je n’ai pas trouvé de calculateur aussi simple d’utilisation), on voit tout de même que l’inflation japonaise était très faible, parfois négative, depuis une vingtaine d’années. Ce qui veut dire que l’indice japonais est revenu actuellement au niveau où il était en 1980, voire en dessous si on considère l’inflation, certes faible, mais tout de même.

Ceux qui pensent que le modèle japonais est la voie que suivront les autres économies occidentales ont peut être raison, mais je vois personnellement quelques grosses différences:

– l’Europe n’est pas basée exclusivement sur un modèle économique d’exportation. Le ralentissement occidental a donc fait plus de dégâts sur le Japon.

– le Japon est lourdement en concurrence avec d’autres pays asiatiques exportateurs.

– le vieillissement de la population japonaise est beaucoup plus prononcé qu’en Europe.

– dans un monde de matières premières rares, le Japon est beaucoup moins bien placé que l’Occident (à travers ses multinationales).

La mondialisation

L’un des effets positifs de la mondialisation est que nous sommes finalement tous dans le même bateau. Pas de consommateurs, moins de producteurs. Les économies émergentes subissent autant les crises, sinon parfois plus, que les marchés occidentaux.

Par exemple, si on regarde le rapport entre l’eurostoxx600 (indice européen large) et l’indice EEM (marchés émergents), on voit que depuis la crise européenne de cet été, les deux indices restent très corrélés. On pourrait même penser que les indices européens résistent mieux que les indices émergents !

(données quotidiennes, 850X660 pixels)

 

L’exemple de l’Allemagne:

Le DAX est encore très loin de ses niveaux des années 80. Les pessimistes me diront, tant mieux, ça laissera plus de place pour la chute. Les optimistes diront, quant à eux, que l’Allemagne dispose d’une économie performante, tournée vers l’exportation, avec un marché intérieur correct et qu’elle a toujours montré qu’elle était capable de s’adapter face aux crises, en prenant les mesures nécessaires, fussent-elles difficiles.

Une chute jusqu’à 4000 points est possible, ce qui équivaudrait grossièrement à un 2000 points sur le CAC (quelle coïncidence…).

Si l’Europe tient le choc de la crise actuelle, l’Allemagne se portera toujours mieux que les autres (comme actuellement d’ailleurs…). Si l’Europe s’effondre en mille morceaux, l’Allemagne subira certes le contre-coup, mais où vont donc aller les capitaux à votre avis ? Vers le Portugal, la Grèce, l’Italie, la France ou l’Allemagne ? Bref, même en terrain difficile, il vaut mieux parier sur le meilleur cheval, non ?

 

(DAX, en données mensuelles, graphique 1271×913 pixels, cliquez-dessus pour l’agrandir)

 

 Conclusion pour l’investisseur particulier:

Je pense que le CAC peut encore descendre vers 2300/2400 points en 2012.

Dans le pire des pires cas (éclatement de la zone Euro, récession mondiale, crise immobilière majeure, pourquoi pas guerres en Iran, etc…), je vois chuter le CAC jusqu’au niveau des 1500 points (ce qui correspond tout de même à du – 50% par rapport au niveau actuel !).

En ce qui me concerne, je suis passé en mode « accumulation progressive » tant que le CAC ne dépasse pas 3000 points, sur des valeurs solides, peu endettées, avec un marché porteur. Pour moi la première échéance se trouve en 2012-2013.

A long terme, nous sommes dans un creux, qui pourrait certes se creuser davantage, mais tous les puits ont un fond… Et lorsqu’on parvient à en sortir, aussi longtemps que cela puisse prendre, il y aura la lumière du jour pour nous éblouir.

Bien sûr, pendant ce temps, il peut être intéressant de jouer à plus court terme les chutes des indices (BX4 par exemple) ou d’appliquer une stratégie « neutre » sur le Forex.

Ce qui compte, c’est que vous maîtrisiez votre risque et que vous soyez sûr de votre (vos) stratégie(s), mais il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent dans un marché baissier, car n’oubliez pas qu' »à long terme, nous serons tous morts« .

 

 

 

 

 

 

Moyenner à la baisse ou acheter progressivement dans un marché baissier ?

 

Si le prix d’une action baisse, les petits investisseurs particuliers ont tendance à en racheter pour faire baisser son PRU (Prix de Revient Unitaire).

« Quand le prix baisse et que j’achète, mon PRU va baisser et je perdrais moins »

Le Marquis de Lapalisse n’aurait pas mieux dit ! Pourtant, c’est une erreur qui peut coûter très cher.

Pourquoi ?

Prenons l’exemple d’Eurotunnel, un investissement que les gouvernement de l’époque et les banques vantaient en tant que placement sûr « en bon père de famille ».

Le cours est passé de 35 F (=7,89 €) en 1987 lors de la première souscription,  a grimpé à son record historique de 128 F (27,11 €) au 30 mai 1989, puis devant l’explosion des coûts de construction à 25 F (=5,12 €) en 1990 pour la seconde souscription, à 22,5 F (=4,21 €) en 1994 pour la troisième souscription avant de s’effondrer pour stagner sous 1 €. L’AMF a suspendu la cotation le 15 mai 2003.

S’en suit une période de restructuration financière, avec des échange des anciennes actions contre celles de la nouvelle société Groupe Eurotunnel SA en mars 2007, avant un regroupement d’actions en novembre de la même année.

Les cours de la nouvelle société « épurée » sont depuis coincé dans un vaste range plutôt baissier.

Quelqu’un qui aurait acheté des actions sur un repli même important de 50% après son record historique aurait… perdu beaucoup d’argent ! D’autant plus que le premier dividende a été versé en 2009 (4 cents par action!)  http://www.lefigaro.fr/societes/2009/03/05/04015-20090305ARTFIG00371-eurotunnel-verse-le-premier-dividende-de-son-histoire-.php

Je n’ai pas retrouvé de publicité française, mais remarquez qu’il y a tout de même indiqué pendant deux secondes, que c’est un placement impliquant un « niveau significatif de risque »…

 Moyenner à la baisse:

Cela consiste à racheter un titre régulièrement pour faire baisser son PRU.

L’idée est à priori bonne, puisqu’en général, le titre fini par remonter !

Cependant, dans des cas comme Eurotunnel (et je ne parlerais pas des cas où une société fait faillite !), on ne parvient pas à retrouver son PRU, ou alors au bout de tellement longtemps et avec un rendement tellement faible qu’on aurait mieux fait de mettre son argent sur un livret A !

Sans parler de l’impact psychologique de garder une action qui baisse pendant 20 ans, tout en la rachetant à chaque nouvelle grande baisse  ! La plupart des gens la vendront, avec de grosses pertes bien avant.

Gardez bien en mémoire ce célèbre schéma, que vous avez sans déjà vu maintes fois, mais il est vraiment très parlant :

 

Autre exemple très parlant qui prouve que moyenner à la baisse est un piège : Lehman Brothers.

(source: http://www.orbite.info/bouffees_delirantes/pas_vendu_pas_perdu.html)

Bref, moyenner à la baisse est une très mauvaise idée, car on entre dans le « mode espoir », qui est un véritable poison pour tout investisseur qui se veut sérieux !

Bien sûr, parfois, cela fonctionne, mais cela ouvre une brèche psychologique qui ne peut qu’amener d’autres pertes.

Et je ne parle pas des produits à effets de levier comme les CFD ou le Forex !

 

Investir progressivement:

Si on suit une stratégie d’investissement progressif, on peut remarquer que cela revient apparemment au même que moyenner à la baisse.

En effet, à priori, on rachète quand le prix baisse pour faire baisser le PRU.

 

Cependant, il y a quelques GROSSES différences:

on se fixe une condition d’entrée et de sortie claire, ainsi qu’un risque défini à l’avance (c’est à dire un stop loss, qui peut être à 0 mais il faut en tenir compte dans ses objectifs)

on suit une stratégie cohérente, plutôt que d’espérer que les prix remontent

 

Dans les exemples cités précédemment, on aurait certes perdu de la même manière MAIS:

on connaissait son risque à l’avance (pour une valeur comme Lehman Brothers par exemple, qui aurait crû en 2007 qu’elle allait passer de 90$ à la faillite ?) et on serait donc sorti bien avant la chute fatale, avec des pertes certes, mais partielles.

– on se serait contenté de suivre une stratégie, qui comme toute stratégie ne peut pas être couronnée de succès tout le temps, ce qui psychologiquement est un avantage décisif pour un investisseur s’il veut espérer durer sur le long terme, contre vents et marées.

 

Rappelez-vous toujours que la carrière d’un investisseur ne s’arrête en général que pour deux raisons:

– il est ruiné et ne veut/peut pas revenir dans la partie

– il est mort de vieillesse (ou suite à un évènement malheureux)

 

En tant qu’investisseur particulier, je vous souhaite plutôt la deuxième solution, à un âge très avancé et dans le confort et la plénitude d’une vie bien remplie… Et donc, sortez du mode espoir et suivez votre stratégie.

 

 

 

Vêt Affaires: une affaire à faire ?

Outre le titre de cet article, digne des meilleurs moments du journal télévisé, je comprend très bien qu’en ce moment, conseiller l’achat d’un titre boursier, peut sembler une très mauvaise blague.
C’est vrai que quand on regarde par exemple le CAC 40, il y a de quoi s’inquiéter.
(CAC40 en données mensuelles, taille 1305 × 938 pixels, cliquez dessus pour agrandir):
On voit bien que la chute pourrait continuer jusqu’à 2500 points voir plus bas encore… Côté indicateurs, le RSI n’est même pas en zone survendue, ni les stochastiques !
En données hebdomadaires, la situation n’est guère meilleure. A part les stochastiques qui sont survendues (mais attention, la dernière barre n’est pas valide avant la fin de la semaine) et la présence d’un support mineur vers
2700 datant du dernier plus bas de fin septembre, le prochain support solide est vers 2500 points, sur le plus bas de 2009.
(image 1279 × 938 pixels, cliquez-dessus pour agrandir):
Cependant, quitte à me répéter une fois de plus, c’est au son du canon qu’on fait les meilleures affaires. De plus, la chute du CAC est tellement évidente, qu’il ne faut pas oublier que c’est rarement la majorité qui a raison en Bourse…
En ces périodes de crises avec une visibilité à court et moyen terme très douteuse, je m’appuie sur trois principes:
– acheter des entreprises ayant une valorisation boursière bien en-dessous de leur valeur comptable, peu endettées et ayant des atouts.
– acheter en accumulant grâce à la stratégie de l’investissement progressif car il est très difficile, sinon impossible, de prévoir le point bas précisément.
– évidement, ne miser qu’une partie très raisonnable de son porte-feuille sur une action donnée et connaître son risque total à l’avance.

Pourquoi investir dans Vêt Affaires ?

Du point de vue fondamental:

Vet Affaires est spécialisé dans la distribution de vêtements et d’accessoires à prix discount pour hommes, femmes, enfants et layette (sous les marques Adventure History, Baby Dream Boys, Candy Dream, Carla’s Secret, Freeminded, Mystic Boy, VetAdultes, Strange Dream, etc.). En outre, le groupe distribue des tissus d’ameublement et de produits cosmétiques. Le CA se répartit comme suit :
– vente en magasins (94%) : détention d’un réseau de 114 magasins en 2010 ;
– vente en gros (5,2%) ;
– vente en ligne (0,8%).
Il s’agit d’une small caps, ayant une valorisation boursière de l’ordre de 20 millions d’euros.
La société cherche clairement à plaire aux investisseurs. Le dernier versement de dividendes était particulièrement conséquent. Cela peut être une tentative désespérée pour faire croire à la stabilité d’une société, mais peut également être un signal fort annonçant à tous « nous avons fait des bénéfices et nous sommes confiants en l’avenir ».
(source: Financial Times)
D’autre part, Vêt Affaires est relativement peu endetté, ce qui me parait être une condition essentielle.
Enfin, la société est dotée de cash et est fortement sous-valorisée. Sa valeur comptable nette est de 27 €/action environ, alors que ses actions valent actuellement près de 11 €. Cela nous donne une grande marge de sécurité, typique d’un investissement dans la valeur.
A noter également que le Président du Directoire, Mr. Rémy Lesguer et les deux Directeurs Généraux, Me Xavier Gallois et André Picard, détiennent près de 40% des actions de la société, ce qui prouve que le management y croit.
En suivant la méthodologie que j’avais déjà présenté auparavant, nous allons voir pourquoi cette société m’intéresse.

1. Se fixer des hypothèses

Je pars du principe que malgré la crise, le CAC va survivre et revenir vers au moins 3500 points à une échéance 1 ou 2 ans. Je pars également sur l’idée que Vêt Affaires ne risque pas particulièrement la faillite. Son modèle économique basé sur les vêtements discount n’ayant aucune raison de ne plus fonctionner soudainement.

2. Repérer une société et un secteur présentant un potentiel intéressant

Le secteur de l’habillement discount a forcément le vent en poupe. De plus, nous sommes dans un secteur de base. Il faudra bien continuer à s’habiller, pour pas cher de préférence… La société Vêt Affaires ayant un modèle économique bénéficiaire (plus de 2 millions d’euros en 2010), il n’y a pas de raison que cela change sensiblement, malgré une mauvaise conjoncture.
Comme nous l’avons vu, la société a une certaine solidité financière est a un endettement raisonnable (31%).

3. Rechercher un rendement gain/risque intéressant

Sur ce genre de small caps, j’accepte une perte totale de capital, car il y a un fort potentiel. Un retour sur 30 € est tout à fait plausible, ce qui, pour un PRU de 11 € représente tout de même un rapport gain/risque de 30/11= 2,72, si on compte une perte totale de l’investissement !

4. Obtenir une confirmation de l’analyse technique

C’est ici que le bât blesse.
Lorsqu’on regarde le graphique hebdomadaire, on voit que le support mineur datant de fin 2009 a été enfoncé (mais attention, la semaine n’est pas terminée et il faut regarder la clôture) et que le cours se dirige vers les plus bas de 2009 vers 6 €.
Cependant, une divergence du RSI (en survente par ailleurs) est naissante et le CCI diverge également (les deux barres vertes). Malheureusement, l’OBV continue à plonger et le cours n’a pas encore touché la bande inférieure de Bollinger.
(graphique en 1223×872 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)
Lorsqu’on regarde les données mensuelles, c’est encore pire: le RSI n’ayant pas encore touché la zone de survente et les autres indicateurs ne signalent pas particulièrement une possibilité de rebond. Il n’y a guère que le contact de la Bollinger inférieure qui pourrait donner un peu d’espoir.
(graphique en données mensuelles de 137×911 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)

5. Je fixe clairement les conditions de mon trade

Je compte entrer avec un premier ordre d’achat sur 10 € (disons 10,20€), en me réservant la possibilité d’entrer jusqu’à 11,50 €, en fonction de l’évolution de la situation de la crise de la dette et des indicateurs techniques pour ce titre.
La possibilité d’une baisse jusqu’à au moins 6 € existant, je vais utiliser l’investissement progressif en me fixant une enveloppe de 12 mois de baisse consécutifs. Je me fixe 0,8% de mon capital à chaque ordre d’achat. Ce qui signifie que je risque environ 10% au maximum (cela peut paraître beaucoup pour une small caps, mais je suis adepte de la concentration de porte-feuille à la Warren Buffet). Je considère que si je n’ose pas acheter une société avec un investissement relativement conséquent, c’est qu’elle ne mérite pas d’être achetée du tout.
Et si par hasard le point bas était touché ce mois, et bien tant pis, je n’aurais investi que 0,8% mais avec un gros rendement à la clé.
A noter que mon enveloppe de 10% restera intacte. C’est à dire que je ne vais pas l’utiliser pour autre chose tant que cette position ne sera pas soldée ou du moins fortement en bénéfice avec un ordre stop judicieusement placé.
Je me fixe une échéance de 1 à 2 ans pour reconsidérer ma position, mais je suis prêt à garder cette action en porte-feuille pendant bien plus longtemps si nécessaire, d’autant plus qu’il y aura probablement des dividendes à la clé ainsi qu’un gain possible de près de 200 %. Même au bout de 10 ans, cela restera une bonne affaire avec 20% annualisés.
Et bien sûr, tout ceci n’a pour but que de vous présenter ma manière de choisir une valeur. Je ne vous conseille en rien d’acheter cette société en particulier, à vous de voir ce que vous voulez faire avec votre argent !

Agences de notations, CDS et triple A: même combat ?

 

source:http://ysope.over-blog.net

 

 

Cette après-midi, l’info suivante a été diffusée (source: AFP):

S&P a annoncé par erreur que la France avait perdu son triple A: 

« Suite à une erreur technique, un message a été automatiquement diffusé à certains abonnés au portail de S&P Global Crédit indiquant que la note de crédit de la France avait été changée », indique le communiqué de l’agence.

« Ce n’est pas le cas: la note de la République française est inchangée à « AAA », assortie d’une perspective stable, et cet incident n’est pas lié à une quelconque activité de surveillance de la note », ajoute-t-il.

Cette erreur, sur laquelle l’agence de notation a promis de faire la lumière, intervient alors que l’écart entre le taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France sur le marché de la dette a atteint un nouveau record historique jeudi, au-delà des 170 points de base.

Un écart qui reflète la différence de traitement entre les deux pays pourtant l’un et l’autre notés triple A.

 

Je n’aborderais pas le fait qu’il y a dû avoir des gens qui ont su profiter de cette fausse information en spéculant étrangement dans le bon sens avec une certitude de gagner. Non, je plaisante. On a dit que c’était une erreur technique. Oui, technique. Personne n’en a donc profité.

 

Tiens, d’ailleurs, en parlant des taux, regardons les CDS de la France puis de l’Allemagne:

France, au 10/11/2011

Allemagne, au 10/11/2011:

Si on regarde de près, le décrochage s’est surtout fait depuis 2010, où les CDS français ont commencé à grimper plus vite que leurs équivalents allemands, et ce n’est que depuis cet été que l’aspect même des courbes diverge.

Mais c’est quoi au juste un CDS et pourquoi sont-ils si importants ?

Un Credit Default Swap (ou dérivés sur événéments de crédits) sont des contrats de protection financières, développés dès 1994 par JP Morgan.

L’acheteur verse une prime annuelle au vendeur de la protection, qui promet de compenser les pertes éventuelles de l’actif de référence en cas d’événement de crédit. En gros, ça fonctionne comme une assurance.

Petit détail qui a son importance: il n’y a pas d’obligation pour le vendeur de mettre des fonds de côté pour garantir la transaction.

On imagine facilement que les banques, qui sont les acheteurs et les vendeurs, et qui fonctionnent déjà avec de l’argent qui n’est pas à eux et avec un gros levier, ne peuvent pas toujours couvrir leur engagement et donc risquent la faillite en cas de déclenchement d’un gros CDS.

Ah oui, les CDS ne sont pas la même chose que les obligations. Cela signifie que le fait qu’il y ait spéculation sur les CDS (et oui, comme il s’agit de contrats, ils ne sont pas régulés comme le seraient des actions par exemple) entraîne une augmentation des taux des obligations souveraines uniquement par effet de contagion. Autrement dit, il est plus facile de spéculer sur des CDS pour faire grimper des obligations que de spéculer sur des obligations (dont les marchés sont très régulés) pour les faire grimper directement.

Malin non ? Il fallait y penser. Ca tombe bien, Blythe Masters l’a fait pour JP Morgan !

 

Ces derniers temps on nous rabâche que ce qui compte, c’est de garder le triple A pour que la France puisse continuer à emprunter à des taux faibles et que l’écart entre le taux actuel (un peu plus de 3%) et celui de l’Allemagne (vers 2%) est gigantesque. Ce n’est certes pas faux, mais on oublie de préciser que ces taux sont très faibles ces dernières années.

Quand on regarde les taux réels (TCE 10, taux de l’échéance constante à 10 ans, qui représentent en gros la moyenne de ce que l’Etat français paie réellement pour emprunter sur 10 ans), on se rend compte qu’ils n’ont cessé de baisser.

source: http://france-inflation.com/taux_10ans.php

 

Les agences de notation:

Ce que tous craignent, c’est que la France perde son triple A, provoquant mécaniquement une montée des taux (encore que, les USA l’ont bien perdu, et pourtant les bons du trésor américains ont baissé).

Cela vient du fait que les bons du trésor américain sont considérés comme une valeur refuge en temps de crise, malgré les problèmes économiques américains qui n’ont rien à envier à ceux de la France.

T-Notes US à 10 ans (taux):

OAT français à 10 ans (taux):

 

En 1975, il y avait  7 agences de notations qui notent à l’international tout ce qui peut être noté: banques, entreprises et pays. Il en reste 3 en 2004, « The Big Three » (les 3 grandes) qui réalisent 94 % du chiffre d’affaires du secteur: Moody’s, Standard & Poor’s, qui détiennent chacune 40% du marché, et Fitch Rating avec 14%.

A cela, on peut rajouter Dagong, une agence de notation chinoise, réputée surtout pour noter plus sévèrement les pays occidentaux (mais qui manque aussi beaucoup de transparence)…

Je vous ais mis quelques vidéos qui expliquent le rôle de ces agences. Et aussi leurs limites. En effet, la notation peut parfois être arbitraire, erronée (elles n’ont pas vu venir la crise des sub-primes, attribuant des AAA à des banques qui ont fait faillite peut après), voire sous influence.

 

 

En conclusion, je dirais:

– qu’il est facile de manipuler le marché quand il suffit de menacer de dégrader une note

– que les notes des agences sont une bonne excuse pour le monde politique pour faire passer des mesures impopulaires (mais très juteuses pour certains…)

– qu’il y a quelques années, nous avions des taux à 10 ans bien plus élevés et personne n’en parlait. Désormais, nous venons de « découvrir » que la France est endettée et qu’il ne faudrait surtout pas qu’elle paye 5 % au lieu de 3%  alors que le problème vient surtout des gaspillages de l’Etat depuis 30 ans !

– que les taux des obligations d’Etat sont historiquement bas, ce qui est souvent inversement corrélé avec le marché action. Autrement dit, c’est sans doute un bon moment pour investir en Bourse.

– que si les taux sont bas, c’est que les investisseurs sont très inquiets: il faut donc accumuler avec prudence des sociétés peu endettées, qui font du bénéfice, qui feront du bénéfice et qui sont sous-évaluées actuellement.

Et n’oubliez pas que VOUS vous n’avez pas la possibilité que l’Etat vous sauve, donc gérez votre risque intelligemment et sans excès de levier !

 

Les principaux trackers éligibles au PEA

Comme je vous l’avais expliqué dans un article précédent, l’investissement progressif en trackers sur un PEA est une manière simple et peu risquée de se construire un capital ou de se diversifier.

Le PEA garde encore une fiscalité avantageuse et il est probable qu’il le gardera encore longtemps (du moins, en comparaison à d’autres types de comptes d’investissement).

Outre le fait qu’avec la crise actuelle, c’est un bon moment pour ouvrir un PEA. Même si vous êtes un éternel pessimiste, sachez qu’il existe des trackers shorts.

N’oubliez pas que les avantages fiscaux ne sont accordés qu’après 5 ans de détention.

Source: http://www.lesclesdelabanque.com/web/Cles/Content.nsf/DocumentsByIDWeb/6W7HGJ?OpenDocument

Mise à jour du 12/09/12: Le taux de CSG est passé à 15,5% depuis le 1/07/2012

Bref, si vous n’en n’avez pas encore ouvert un, c’est peut-être le moment. Sachez que vous pouvez l’ouvrir sans minimum légal de versement (mais les courtiers peuvent en demander un), pour faire date.

Même si vous êtes un trader Forex pur et dur, il peut être intelligent d’ouvrir un PEA pour y déposer par exemple une partie de vos gains…

Sachez également qu’on peut trouver des offres de parrainage intéressantes comme par exemple 100 € de frais de courtage offerts sans limitation de durée (sans vouloir faire de la publicité, si vous êtes intéressé par un compte chez Binck, et que vous cherchez un parrain, contactez-moi).

Les trackers

Rappelons qu’il s’agit de fonds qui répliquent les principaux indices, avec éventuellement un petit levier (X2). Il en existe des shorts, qui répliquent les mouvements inverses des indices.

Les trackers se négocient comme des actions, avec un spread très faible pour les indices les plus utilisés, et pouvant être non négligeables pour les indices plus exotiques.

Le gros avantage des trackers, c’est justement qu’ils sont côtés en temps réel et ne dépendent pas d’une valorisation calculée quotidiennement ou hebdomadairement comme les OPVCM. A un horizon de quelques années, ils ont bien moins de frais que ces derniers. De plus, comme ces fond sont surtout constitués d’un porte-feuille des actions de l’indice qu’ils répliquent, le risque pour l’acheteur est quasi-nul, car même si l’émetteur faisait faillite, son porte-feuille serait repris par un autre gestionnaire. C’est un peu comme si vous faisiez faillite, en étant surendetté par exemple. Si à ce moment là, vous possédiez un porte-feuille d’actions, vos créanciers le récupérerait. Cela ne changera en rien la valeur de ce dernier.

De plus, un tracker étant composé de nombreuses actions différentes, contrairement à une action d’une société, sa valeur ne peut pas s’écrouler brutalement (à moins que la plupart des entreprises le composant ne fassent faillite !)

Pour s’y retrouver, je vous ai mis ici une liste de trackers, tous éligibles au PEA. Il en existe évidemment d’autres, mais tout cela donne déjà un bon échantillon ! J’ai également exclu les indices sectoriels.

[MISES A JOUR 26/04/2014 et 9/08/2014 avec ajout des code ISIN]

Les trackers CAC40:

Trackers « longs » (à la hausse), sans levier:

Lyxor CAC (FR0007052782), Amundi C4D (FR0010878033) ou C40 (FR0007080973), Easy ETF E40 (FR0010150458), Comstage Z40 (LU0419740799).

« longs », avec levier X2:

Lyxor LVC (FR0010592014), Amundi CL4 (FR0010756064), Comstage Z4L (QS0011161567)

Trackers « short » (à la baisse), sans levier:

Lyxor SHC (FR0010591362), Amundi C4S ( FR0010717124), Comstage Z4S (QS0011161559)

« short », avec levier X2:

Lyxor BX4 (FR0010411884)

Les trackers DAX:

« longs », sans levier:

Lyxor DAX (LU0252633754)

« longs », avec levier X2:

Lyxor LVD (LU0252634307)

« short », sans levier:

Amundi C2D (QS0011178546)

« short », levier X2:

Lyxor DSD (FR0010869495)

Trackers FOOTSIE 100

uniquement « longs », sans levier:

HSBC UKX (DE000A1A4DD3), Amundi C1U (FR0010791129), Ishares ISFA (IE0005042456)

Les trackers EUROSTOXX 50:

« longs », sans levier:

Lyxor MSE (FR0007054358), Amundi C50 (QS0011135652), IShares SXD (DE000A0D8Q07)ou EUEA (IE0008471009), Easy ETF ETX (FR0010230516), HSBC 50E (IE00B4K6B022)

Trackers « longs », avec levier X2:

Lyxor LVE (FR0010468983), Amundi C5L (QS0011161492)

« shorts », sans levier:

Lyxor BSX (Lyxor BSX), Amundi C5S (QS0011161534)

 « shorts », avec levier X2:

Lyxor BXX (FR0010424143)

Les trackers MSCI Europe:

« Longs », sans levier:

Lyxor ETF MSCI Europe MEU (FR0010261198 )

Amundi ETF MSCI EUROPE CEU (FR0010655696)

IShares MSCI Europe IMEU (IE00B1YZSC51)

SPDR MSCI Europe ETF ERO (FR0000001885)

« Longs », avec levier X2:

Amundi ETF LEVERAGED MSCI EUROPE DAILY CLE (FR0010756080)

« Short », sans levier:

Amundi ETF SHORT MSCI EUROPE DAILY C8E (FR0010791186)

Les trackers Mid et Small Caps sur indices européens:

« Longs », sans levier:

Amundi ETF EURO STOXX SMALL CAP ESM (FR0010900076)

IShares DJ EuroSTOXX SmallCap DJSC (IE00B02KXM00)

IShares STOXX Europe all 200 (DE) EXX (DE0005933998)

SPDR MSCI Europe Small Cap ETF SMC (FR0010149880)

Amundi ETF MSCI Europe MID CAP CEM (FR0010612218)

IShares DJ EuroSTOXX MidCap DJMC (IE00B02KXL92)

Les trackers du SMI (indice Suisse):

Uniquement longs, sans levier:

Amundi ETF MSCI SWITZERLAND CSW (FR0010655753)

Les trackers des indices US éligibles au PEA:

« Longs » sur le S&P 500, sans levier:

Lyxor SP5 (LU0496786574), Amundi ETF SP 500 (FR0010892224), Easy ETF ESE (FR0011550185)

« Longs » sur le Dow Jones Industrial Average:

Lyxor DJE (FR0007056841)

« Longs » sur le Nasdaq 100:

Amundi ANX (FR0010892216), Lyxor UST (FR0007063177)

« Longs » sur le Nasdaq 100, avec levier X2:

Lyxor LQQ (FR0010342592)

Les trackers des pays « émergents » éligibles au PEA:

Uniquement « longs », sans levier:

Amérique latine: Lyxor ETF MSCI EM Latin America LTM (FR0010410266)

Brésil (BOVESPA): Lyxor ETF Brazil RIO (FR0010408799 ), Easy ETF DJ Brazil 15 (EUR) EEB (LU0339362906)

Espagne: Amundi ETF MSCI SPAIN CS1 (FR0010655746)

Grèce: Lyxor ETF MSCI Greece GRE (FR0010405431)

Inde: Amundi ETF MSCI INDIA CI2 (FR0010713727), Lyxor ETF India INR (FR0010361683), EasyETF DJ India 15 (EUR) EIA (LU0339363383 )

Russie: EasyETF DJ Russia Titans 10 (EUR) ERR (LU0339363110), Lyxor ETF Russia RUS (FR0010326140)

Turquie: Easy ETF DJ Turkey Titans 20 (EUR) EET (FR0010636555), Lyxor ETF Turkey TUR (FR0010326256)

 Les trackers des pays asiatiques éligibles au PEA:

Chine: Amundi MSCI (global) China (FR0010713784 CC1), Amundi ETF MS China CC1 (FR0010713784), EasyETF FTSE China Xinhua 25 EXC (FR0010636589)

Corée du Sud: EasyETF DJ South Korea Titans 30 (EUR) EEK (FR0010636530), Lyxor ETF Korea KRW (FR0010361691)

Japon: Easy ETF Japan JPN (FR0010245514), EasyETF Topix (EUR) EJP (FR0010713610), Amundi ETF MSCI JAPAN CJ1 (FR0010688242)

Quelques remarques et conseils:

Mondialisation oblige, je trouve qu’il est inutile de chercher une diversification à tout va. Il suffit de prendre quelques indices dans des zones économiques différentes et le tour est joué.

Comme toujours, avant d’investir dans un produit donné, je vous conseille de bien vous documenter sur ce que vous acheter réellement. Par exemple, les trois derniers trackers de la liste, sur le Japon, ont une composition différente. De même, il est inutile d’acheter à la fois du tracker DAX, CAC et FOOTSIE puisque cela revient généralement au même que de prendre du EUROSTOXX. Bien sûr, la compositon sera différente, mais à moins d’une stratégie très particulière, il vaut mieux toujours rester simple.

Enfin, je vous met en garde de trop investir dans des régions peu sûres. Par exemple, nul ne sait comment la situation peut réellement évoluer en Grèce sur quelques années: récession profonde, pourquoi pas une révolution d’indignés ? Certes, il y a beaucoup à gagner si la situation s’améliorait, mais assurez-vous de ne pas mettre toutes vos billes dans un investissement progressif à long terme sur des valeurs risquées de ce type.

Evidemment, sans risque pas de gain et il peut être intéressant par exemple d’investir « au son du canon », à long terme. Mais assurez vous de connaître votre risque exact et votre gain espéré, avec un rapport entre les deux élevé.

Enfin, n’hésitez pas à utiliser un levier raisonnable (X2) pour booster le potentiel de gains, car les indices lissent grandement les gains, et si vous ne voulez pas vous retrouver avec du 2% par an sur 10 ans, un peu de levier sera nécessaire.

Bons investissements !

 [ajout du 9/08/2014] REMARQUES: Comme tout produit financier, les règles d’or sont diversification et savoir ce que l’on achète réellement !

Si vous comptez investir uniquement sur un ou deux trackers, mieux vaudrait essayer d’en choisir 3 ou 4 provenant d’émetteurs différents et de bien étudier leur composition. Cela est d’autant plus vraie pour les trackers exotiques.

Notez également qu’il arrive que des fonds soient liquidés (pour diverses raisons, parce que l’émetteur les fusionne avec d’autres fonds, ou bien parce que le marché est dans une situation « exceptionnelle » et que les gérants ne peuvent pas suivre le rythme de sortie du fond sans compromettre la stabilité de l’ensemble).

Le combat du siècle: Keynes vs. Hayek

Je vous ai déjà mis la première vidéo sur le sujet, voici la suite. Mis à part la musique, qui n’est pas forcément au goût de tout le monde en commençant par moi-même, cette vidéo a le mérite d’être très pédagogique…

A titre personnel, il y a surtout deux choses qui me dérangent dans la théorie de Keynes :

– elle est basée sur une croissance exponentielle. Or, la croissance exponentielle n’est pas viable dans la Nature, dans aucun domaine, sur le long terme.

– elle considère que les guerres sont des moyens de relance de l’économie (et accessoirement, offre une solution pour redémarrer la croissance exponentielle quand elle s’emballe).

Cela signifie également que tant que les gouvernements suivront ces théories, ils finiront invariablement par arriver à une « mesure de relance exceptionnelle » meurtrière…

 

Certes, « sur le long terme, nous serons tous morts« .

Cette phrase était certainement très valable pour Keynes quand il l’a prononcé, mais tôt ou tard, il y aura bien quelqu’un qui sera vivant pour constater le désastre de ce qui arrivera sur le long terme

 

L’or en chiffres et en images

Pour ceux qui s’intéressent à l’or, je vous ai mis un intéressant document qui montre clairement la réalité chiffrée, ainsi que quelques vidéos.

(1303X798, cliquez dessus pour agrandir, données au 6/10/2011 à 11h30)

 (données au 27/08/2011)

 

 

 

 

Et n’oubliez jamais l’essentiel, les marchés financiers doivent être analysés sérieusement !

 

Vous en avez assez des yoyos de la Bourse ? Essayez l’investissement progressif…

Ces derniers temps, les nerfs des investisseurs de tous types sont mis à rude épreuve !

Quand on regarde la volatilité qui règne actuellement, il est difficile de rester détendu quand on est investi sur les marchés ! Evidemment, le fait de suivre une (ou plusieurs) stratégie(s) d’investissement aident à relativiser les choses voir à faire des bénéfices, malgré tout.

Le VIX, en données quotidiennes, n’arrête pas de bouger dans tous les sens, tout en se maintenant à des niveaux relativement élevés. C’est dire que même l’indice qui mesure la volatilité est volatile !

Quand on regarde les données à long terme sur 5 ans, on se rend compte que sur 5 ans, il n’y en a eu que 2 d’assez « tranquilles ». Autrement dit, les périodes « normales » ne sont plus la norme. Nous donc bien dans une période d’instabilité boursière (mais ça, je ne vous l’apprends pas j’espère !). Cela ne veut en rien dire que la Bourse doit forcément baisser, mais il est vrai que les investisseurs fuient en général l’instabilité. Or, ces derniers temps, il faut bien faire avec…

 

 

 

 

 

Mais qu’en pense Mr.Bonpèredefamille ?

Je crains qu’il ne soit définitivement dégoûté de la Bourse. Parce que certes, « à long terme, ça finit toujours par remonter » dit-on… Mais, d’un autre côté, comme l’a dit si justement Keynes (peut-être la seule chose sensée qu’il a exprimé d’ailleurs..),  » à long terme, nous serons tous morts ».

Il existe cependant une solution pour investir de manière plus détendue que de chercher à capter les accélérations des marchés (de préférence dans le bon sens).

L’investissement programmé

Non, rien à voir avec l’utilisation de programmes de trading complexes. Non, c’est quelque chose de simple que tout bon investisseur devrait faire : mettre de côté des sous tous les mois, régulièrement et pendant longtemps.

Le Livret A sert à ça. Les assurances-vies sont basées sur le même principe (encore que, quand on voit qu’elles sont plombées par de la dette grecques et autres obligations d’Etats sur-endettés..).

Mais, vous allez me dire que certes, c’est facile à faire, mais au niveau rendement, c’est pas l’idéal.

Si vous êtes entrain de me lire, c’est que vous êtes certainement à la recherche de plus de rendement. Toujours plus de rendement! Mais en même temps, vous voulez de la sécurité. Mais malheureusement, la sécurité et le rendement sont inversement proportionnels ! Il n’y a pas de miracle. Si vous voulez du rendement, vous devez accepter du risque.

D’autre part, vous voulez savoir quand acheter pour être tout en bas d’une courbe, au meilleur prix.

Très franchement, même s’il y a des méthodes pour essayer de trouver un point bas acceptable, très souvent, vous êtes à côté, voir complètement à côté de la plaque. Dans ce cas, soit vous avez placé un stop et prenez vos pertes (raisonnables), soit vous attendez dans l’espoir que « ça finisse par remonter! » (parfois vous avez de la chance et parfois, vous ne reverrez jamais votre argent)…

Bref, l’investisseur a deux problèmes:

il veut du rendement, sans trop de risque

il ne sait pas quand acheter ni à quel prix

 

L’investissement programmé peut résoudre ces deux problèmes.

Si on choisi un produit intéressant, qui peut connaître une forte plus-value en quelques années, il y aura du rendement. Si on choisi un secteur ou une action qui ne peut pas faire faillite ou rester au plancher pendant des années, il n’y aura pas de risque (ou plutôt peu de risque, car le CAC 40 à 100 points, ce n’est pas totalement exclu mais franchement si on en arrive là, je crois que vous n’en aurez plus rien à faire de vos investissements et passerez votre temps à chercher de la nourriture et des armes comme vos lointains ancêtres de Lascaux).

 

D’autre part, le fait d’acheter régulièrement lisse l’incertitude de trouver le « bon » prix d’achat. Certes, il ne sera jamais idéal, mais sera souvent très correct, voir tout juste moyen, mais certainement pas mauvais.

Par exemple, si on se dit en novembre 2008 que la chute des indices est terminée et qu’on passe à l’achat, on se trompe de 5 mois puisque le plus bas a réellement lieu en mars 2009 !

Pourtant, si on achète régulièrement, dans cet exemple pour 100 € par mois de parts du trackers, on voit que le prix se lisse facilement.

Il suffit par exemple de se fixer une règle de sortie simple : le prix revient au contact de la MM50.

Cela nous fait acheter pendant 13 mois, avec un prix de revient unitaire de 31,1529 € voir 30,7944 € si on applique la règle d’achat pour une somme fixe de près de 100 € (ce qui fait acheter 3 parts par mois, sauf pendant les 3 mois où les prix sont les plus bas où l’on achète 4 parts).

Le prix de sortie sera de 36,1878 €. Je vous ai résumé tout cela dans un petit tableau:

Tracker CAC – Lyxor CAC40 ETF

Prix à l’ouverture mensuelle Quantités achetées avec 100 € Coût
32,7873 3 98,3619
30,5351 3 91,6053
30,2745 3 90,8235
27,3709 4 109,4836
24,7976 4 99,1904
26,2355 4 104,942
30,0140 3 90,042
32,0940 3 96,282
30,7538 3 92,2614
33,0479 3 99,1437
35,5607 3 106,6821
36,6657 3 109,9971
34,8505 3 104,5515
Moyenne: 31,1529 42 1293,3665
PRU = 30,7944
Prix à l’ouverture sur contact de la MM50: 36,1878 soit 1519,8876 pour 42 parts.soit un gain de 1519,8876 / 1293,3665 = 17,51% sur 13 mois soit 16,31%/an
En comptant 2,50 € de frais de transaction par mois et 5 € pour la vente, soit 13 X 2,5 +5 = 37,5 €
soit un rendement net de (1519,8876 – 37,5)/1293,3665 = 14,61% soit 13,49%/an
Si le prix avait stagné plus longtemps où si la chute avait duré plusieurs années, on aurait abaissé le PRU et le rebond aurait donc été plus rentable encore (certes, en échange d’une immobilisation plus longue des sommes investis… Que voulez-vous, « there is no free lunch »! »)
Je vous laisse faire le même calcul en prenant par exemple une autre date d’entrée ou un tracker avec levier X2 par exemple.
On peut évidement appliquer le même raisonnement à n’importe quelle action ou tracker (ou SICAV même si cela n’est guère rentable sur le long terme, en raison des frais de gestion supérieurs, sauf pour de petits investissements comme dans cet exemple avec 100 €, qui était surtout un exemple de situation extrême pour laquelle cette stratégie est noyée par des frais de courtage qui seront d’autant moins importants avec 300, 500 ou 800 € par mois).
A noter que si vous misez sur une action unique, il y a toujours le risque qu’elle décroche durablement (contrairement à des indices larges, sauf crise systémique majeure ET durable). Cela fonctionnera tout de même, mais avec un rendement moindre.
Si vous choisissez des valeurs « sûres » comme Total ou Sanofi par exemple, les rendements seront probablement semblables pour un risque plus élevé (que pour le CAC dans son ensemble).
Si vous prenez des small caps, vous serez confronté au risque plus important que la société concernée voit ses cours plonger (en échange probablement d’un rendement meilleur le cas échéant).
Là encore, mieux vaut prendre un tracker avec levier 2 sur le CAC par exemple, ce qui augmentera le rendement tout en ne changeant rien au risque sur la valeur.
Remarquez que cela fonctionne aussi avec des trackers short après une grande période de hausse de la Bourse par exemple…
Je ne vais pas vous donner une stratégie complète ici, mais en règle d’entrée, on peut par exemple prendre des clôtures très en-dessous de la MME50 comme un bon point de début à l’investissement programmé.
Par exemple, quand on regarde ce fameux tracker CAC (j’ai pris celui-là comme exemple, il y en a de nombreux autres qui sont très biens également !), on constate qu’en ce moment, c’est sans doute un « bon » point d’entrée.
Vous remarquerez que « une clôture très en-dessous de la MME50 » peut être par exemple définie par un franchissement du retracement de Fibonacci des 61,80% de la dernière vague…
(graphiques en données mensuelles, 1611X967 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)

 

Conclusion pour l’investisseur particulier:

Vous voyez, nul besoin d’être un grand magicien des marchés et de faire du trading haute-fréquence pour obtenir un bon rendement.

Certes, il vaut mieux choisir le bon marché (personnellement, j’ai une petite préférence pour le DAX…) et savoir se servir de quelques indicateurs simples pour fixer ses entrées et sorties.

Mais tout ceci est à la portée de n’importe quel investisseur particulier raisonnable.

Vous allez me dire, « oui mais si le marché chute durablement, comme au Japon » ?

Et bien, comme je l’ai déjà dis, cela prendra simplement plus longtemps pour être rentable, mais il faudra tout de même regarder la rentabilité annuelle moyenne… Après tout, vous ne pouvez pas avoir une méthode peu risquée, qui ne demande pas beaucoup de travail et en plus avoir des rendements à trois chiffres !

De même, il ne faut pas oublier le poids de la fiscalité. Ce genre de stratégie est très intéressante sur un PEA et consiste en un bon moyen pour se constituer une cagnotte en quelques années ou bien pour diversifier et lisser ses risques par rapport à des opérations de trading plus rentables (mais plus risquées bien sûr !!!).

Avant tout, comme pour toute stratégie, il faut définir précisément (par écrit, pour que vous puissiez vous y référer en cas de doute, 2 ou 3 ans après le début de l’investissement par exemple):

le risque pris (c’est à dire la somme mensuelle dont vous pouvez vous passer, y compris éventuellement sur des années)

– comment respecter sa stratégie sur la durée (ne commencez pas à vous dire « ah mais là, ça a vraiment baissé beaucoup, je vais prendre plus d’actions ce mois-ci ». Vous aurez peut-être raison, mais peut-être pas et vous allez casser la régularité de votre méthode et donc son résultat final sera dénaturé). De même, il est essentiel de pouvoir investir la même somme dès le premier signal d’achat, pendant une durée inconnue pouvant atteindre 5 ans ou plus. Mieux vaut ne pas être trop gourmand. Si vous augmentez votre capacité d’investissement entre temps, mieux vaut vous diversifier sur d’autres supports/stratégies que d’essayer de trop en faire au début.

la condition d’entrée. Je vous ai donné le « truc » du retracement à 61%, mais il y a beaucoup d’autres possibilités…

la condition de sortie. La MME50 est un  bon repère, mais il existe d’autres méthodes (lignes de tendance, bandes de Bollinger, etc)

Une fois encore, c’est VOUS qui devez prendre VOS décisions d’investissements. A chacun d’adapter les stratégies à ses besoins et envies. Le tout est de rester cohérent et efficace !

Bons investissements !

 

 

« Tout est relatif ! »

 

Avec ses cheveux en bataille et son QI de 160, Albert Einstein (1879-1955) est l’illustration du scientifique un peu fou, mais très doué.

Pourtant, il avait « mal » commencé sa carrière,  en échouant au concours d’entrée de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich. Pourtant, il fera des découvertes majeures, avec son célèbre E=mc2 et ses nombreuses théories novatrices en physique.

Pourtant, dès 1905, ses publications reçoivent pourtant un accueil mitigé. La communauté scientifique de l’époque lui reproche, entre autre, son idée selon laquelle l’expérience constitue la seule source de connaissance réelle.

Sa célèbre phrase « tout est relatif » m’a toujours particulièrement plu. En effet, elle est fondamentalement juste.

Même Auguste Comte (1798-1857), l’un des pères de la sociologie moderne, affirmait déjà que « Tout est relatif, et cela seul est absolu ».

Mais quel rapport avec le trading et l’investissement me direz-vous ?

Et bien, outre le fait qu’un peu de culture n’a jamais fait de mal à personne, en ce qui me concerne, je perçois cette citation souvent ainsi:

– l’échec et la réussite n’ont pas de sens s’ils ne sont pas accompagnés de bohneur

– au final, rien n’est très grave, dans l’absolu. Cela ne sert donc à rien de stresser inutilement !

– il faut toujours essayer de voir les choses de différentes manières, car ce qu’on voit est toujours relatif au référentiel que l’on utilise (que ce soit un graphique boursier ou un film au cinéma…)

Le Forex en est pour moi l’illustration parfaite: si une devise grimpe, c’est toujours relativement à une autre qui baisse. De même, un trade « réussi » ou un trade « raté » n’ont pas de réelle importance, ce qui compte c’est le résultat sur le long terme. Et même la réussite à long terme n’a de sens que si on a « profité » de la vie pendant qu’on en a l’occasion… De même, il faut apprendre à relativiser ses analyses pour essayer de trouver des hypothèses « relativement » justes !

De même, les variations extrêmes des indices boursiers, que ce soit dans un sens ou dans l’autre, doivent toujours être analysées en gardant à l’esprit que « tout est relatif »… Donc +10% un jour ou -15% le lendemain, c’est toujours relatif suivant que l’on voit les choses à long ou à court terme…

Tenez, par exemple, regardons le CAC 40 en données hebdomadaires sur 10 ans… Puis le même indice en données quotidiennes sur 6 mois… Tout est relatif, n’est-ce pas ?

 

 

 

 

 

Une affaire en or ?

 

L’or… Qu’est-ce qu’on en parle ces derniers temps !…

Tenez, par exemple quand on regarde sous Google trends (service permettant d’analyser les mots-clés les plus recherchés) ce que donne les termes « buy gold », on obtient un graphique assez éloquent qui prouve bien que le commun des mortels s’inquiète ! Vous remarquerez en passant que le pic de 2011 est déjà plus important que celui de 2008. Certes, c’est peut-être aussi dû à un accroissement de l’utilisation du moteur de recherche de Google, mais tout de même. Si vous faites une recherche avec un mot « neutre » comme « monkey », on voit que ça n’a pas trop changé en fait… Donc, c’est bien que les gens sur la planète cherchent davantage d’infos sur l’achat d’or…

En passant, j’avoue avoir une certaine fierté à être sans doute le premier site francophone sur l’investissement et le trading à montrer un graphique du mot « monkey » (qui je le rappelle à ceux qui dormaient en cours d’anglais, signifie « singe »). Comme quoi, même les choses les plus inattendues peuvent avoir un sens, tout dépend ce que l’on cherche !

Mais revenons à notre or.

Comme je le disais dans un article précédent, je ne trade pas vraiment l’or. Quand je dis « pas vraiment », cela signifie avant tout, qu’à moins d’une configuration graphique exceptionnelle ou une raison particulière liée à l’actualité, je préfère m’occuper d’autres support d’investissement. Certes, j’ai peut être eu tord quand on voit la courbe de la valeur de l’or ces dernières années, mais bon, il faut bien se spécialiser un peu, déjà que mes stratégies d’investissement sont multi-supports…

Cela veut aussi dire que je suis loin d’être un « spécialiste » de l’or. Ceci dit, cela ne m’empêche pas de regarder des graphiques de temps à autre, voir d’en tirer des conclusions tout ce qu’il y a de plus techniques…

En données hebdomadaires:

Je prend le haut de 2008 à 1032.60 $ l’once, et le bas à 681.60 $. On notera que l’or a baissé en 2008 de 34%.

Pourquoi l’or, valeur refuge, baisserait-il en pleine tourmente financière ?

Il y a deux raisons majeures:

– l’or, comme toutes les matières premières, est côté en dollar. Or, le dollar est aussi une valeur « refuge ». Enfin, plus précisément, quand « tout va mal », la plupart des investisseurs préfèrent avoir du cash sous forme de dollars plutôt que n’importe quelle autre devise (essayez d’acheter une vieille moto en Trouperduziskhan avec des yens ou des francs suisses pour voir…).

– quand tout dégringole, il y a un merveilleux phénomène régulateur des excès de levier qui s’appelle l’appel de marge. En gros, tout le monde veut du cash. Or, le cash, par définition presque du mot, c’est du dollar. Donc, les hedge funds et autres grosses mains vendent à tout va tout ce qu’il ont pour récupérer du cash. L’or n’échappe à cette règle.

Bref, ce qui m’intéresse ici, c’est que l’or a perdu en gros un tiers de sa valeur entre le plus haut de 2008 et son plus bas.

Si on regarde la situation actuelle, le plus haut se situe à 1920.72 $. Si on part du principe que la crise actuelle est du même ordre de grandeur que celle de 2008 (certaines mauvaises langues osent même affirmer qu’elle sera pire, vu qu’on a a peine réussit à coller des rustines en 2008 et que forcément, un appareil qu’on réparer n’importe comment, quand il lâche une nouvelle fois, les conséquences sont en général bien pires…)

Si on regarde ce que donnerait une chute de 34% de l’or, on obtiendrait une cible à  1267.67 $.

En passant, on ne serait pas loin sous le retracement de 50% du dernier petit creux de 2008 (je dis petit creux, parce que oui, l’or ne cesse de grimper en flèche depuis 10 ans, donc des vrais creux, il n’y en pas beaucoup !)

Si la chute se fait assez rapidement (si chute il y a, ce sera en principe le cas), on devrait tomber pas très loin de la MM200 qui est un bon point de rebond.

Vous remarquerez également, que malgré un RSI(14) extrêmement élevé, il n’y a pas de divergence sur cet indicateur avec les prix. Ce qui me pousse à croire qu’il ne s’agit que d’une correction et non pas d’un renversement de tendance. D’ailleurs, vous y croyez vous au renversement de tendance en quelques mois sur l’or ? Ce qui voudrait dire que tout va mieux dans le meilleur des mondes. Non, sérieusement, si on se dépatouille des raisons de la crise, ça ne sera pas avant plusieurs années…

Vous voyez également ce que je traîne sur mes écrans de trading: « PATIENCE ! »… Oui, c’est un petit rappel que j’aime voir me disant qu’il ne sert à rien de se précipiter sur un trade et que tout vient à point à celui qui sait attendre. J’aurais pu mettre un dessin d’une tortue aussi, mais dans la fable de La Fontaine, j’ai toujours pensé qu’il faudrait ajouter un lynx, qui non seulement peut courir plus vite que la tortue mais en plus, il peut maîtriser son impatience davantage que le lièvre.

Bref, venons en aux graphiques…

(graphique hebdo en 1204X836 pixels, cliquez dessus pour l’agrandir)

 

En données mensuelles:

En regardant les données mensuelles, on constate également qu’il n’y a pas de divergence du RSI avec les prix, ce qui laisse penser une poursuite du mouvement de hausse.

D’autre part, la cible de 1267 $ est proche du retracement de 38% et probablement dans la zone de la MME50.

(graphique en données mensuelles, 1429X834 pixels, cliquez dessus pour l’agrandir)

Vous remarquerez également que la courbe est exponentielle. Ce qui est plutôt inquiétant, car une croissance exponentielle à long terme n’est pas viable, dans aucun domaine. Et lorsque la courbe s’effondrera, cela ne peut signifier que deux choses:

– les problèmes sont résolus, et le statut de valeur refuge de la « relique barbare » n’aura plus raison d’être et nous reviendront à des valorisation très basse de quelques centaines de dollars par once.

– le système dans son ensemble aura explosé, tout comme la courbe de l’or. Vous avez vu Mad Max ?

Personnellement, j’ai une préférence pour le premier scénario, mais surtout, j’aimerai que le deuxième n’ait lieu qu’après une vie paisible et une mort non moins paisible en ce qui me concerne…

J’ai réduis la largeur de la courbe pour mieux voir le caractère exponentiel de cette courbe.

Conclusions utiles en trading:

Une cible de 1300-1350 $ pour la correction en cours me parait intéressante. Le rebond peut également avoir lieu dans la zone de 1500 $, que je surveillerai avec attention.

Cela signifie que pour reprendre des positions à moyen/long terme sur l’or, j’attendrai de tels niveaux de valorisation.

Sur des trades en données quotidiennes, la correction est déjà trop avancée pour entrer short avec une gestion des risques raisonnable. Par contre, en cas de rebond provisoire, on peut continuer à jouer l’or à la baisse jusqu’à ce qu’il ait terminé sa correction.

(graphique 1317X835 pixels, cliquez dessus pour agrandir)

Une fois encore, les analyses ne sont qu’un moyen pour se fixer des hypothèses. Dois-je rappeler qu’une hypothèse n’est qu’un outil pour trouver la solution à un problème ?

Ce qui est important, c’est de bien gérer son risque et de suivre une stratégie de trading cohérente.