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Les indicateurs pour MT4

MT4 est certainement la plate-forme de trading pour le Forex (et les CFDs) la plus répandue, proposée par de nombreux courtiers forex notamment.

Personnellement, je l’utilise car j’aime sa simplicité d’utilisation et sa consommation légère des ressources de mon ordinateur.

De plus, il existe une multitudes d’indicateurs programmés que l’on peut trouver, plus ou moins facilement, sur le net.

Je vous propose donc de répertorier progressivement ici les indicateurs les plus intéressants que j’ai testé.

Tous ces indicateurs sont, à priori et à ma connaissance, libres de droit (si toutefois vous trouviez par hasard ici un indicateur qui vous appartienne, contactez moi au plus vite et je l’enlèverai aussitôt).

Les objectifs de cette rubrique sont:

– créer un catalogue d’indicateurs

– vous aider à trier ceux qui sont les plus utiles

Je ne suis pas un adepte des Expert Advisors (EA), sortes de « robots » programmés pour trader automatiquement. Je ne récuse pas cette approche du trading, mais je pense qu’avant de pouvoir modéliser une stratégie de trading, il faut déjà avant tout en maîtriser une. De plus, l’immense majorité des EA que l’on peut trouver sur internet ne fonctionnent que pendant une période de temps limitée avant de commencer à perdre. En effet, les marchés changent régulièrement… Bref, vous l’aurez compris, les EA sont pas ma tasse de thé ! En conséquence, vous n’en trouverez pas ici.

Comment installer un nouvel indicateur sur votre ordinateur ?

Les indicateurs MT4 possèdent l’extension .ex4 (version compilée, non modifiable) ou .mq4 (version décompilée, dont vous pourrez modifier le code grâce à l’éditeur fourni avec MT4).

Pour installer un nouvel indicateur, il suffit de:

– le télécharger (dans un des articles de ce blog par exemple…) exemple:l’indicateur

  BarTimer.mq4 (2,5 KiB, 2 469 hits)

– le copier dans le répertoire où vous avez installé MT4 sur votre ordinateur (en général dans /programmes/Meta Trader – nom de votre courtier/experts/indicators)

– lancer votre plate-forme MT4

– cliquer sur les onglets « insertion » puis « indicateurs » puis « personnalisés »: vous devriez alors voir votre nouvel indicateur

Voilà, ce n’est pas plus difficile que ça, et pas besoin de s’y connaître en programmation !

Gestion du risque: mettre ou ne pas mettre d’ordres « stop loss » ?

Qu’est-ce qu’un « stop loss » ?

Ce terme anglo-saxon très utilisé est l’équivalent de « l’ordre de vente à seuil de déclenchement » en bon français (reconnaissez que l’anglais à le mérite d’être plus court!).

Son but premier est de fixer une limite à ses pertes en cas de baisse (ou de hausse si on est vendeur) des cours.

Par exemple, on peut décider d’utiliser un stop loss de 2%, ce qui signifie que si le cours pars « dans le mauvais sens » par rapport à ce qu’on a prévu, on perdra 2% de son capital.

Prenons deux exemples:

Tout d’abord, l’action Sanofi-Aventis, à New York (cotation en dollars):

Imaginons que vous ayez décidé d’acheter ces actions sur un rebond au-dessus de la MM50 à 34.40 $. Vous espérez que le cours va rebondir sur ses plus hauts récents vers 37 $. Cependant, par prudence, vous avez fixé un stop loss sous le dernier plus bas à  32.70 $,ce qui représentera une perte de 1.70 $ par action achetée. Vous voulez que ce stop loss représente 2% de votre capital. Admettons que vous disposiez de 10 000 $ sur votre compte titre, vous voulez donc risquer 2% soit 200 $ sur cette opération. Vous pouvez donc acheter 117 (= 200 / 1.70) actions.

Remarquez que dans cet exemple, vous auriez pu, sans stop loss, rentrer dans vos frais vers le 15 janvier, quand le cours est revenu au-dessus de votre prix d’achat. Cependant, vous ne pouviez pas savoir à l’avance que l’action allait se reprendre. Elle aurait très bien pu s’écrouler bien plus bas.

Deuxième exemple sur le Forex:

EUR/USD en graphique 4H.

Imaginons que vous ayez anticipé un rebond de la paire EUR/USD sur franchissement du dernier plus haut. Vous placez un ordre d’achat limite qui se déclenche à 1.3443. Malheureusement, le cours ne parvient pas à franchir ce niveau de résistance et s’effondre rapidement. Heureusement, vous avez placé un ordre stop loss sous un plus bas mineur récent à 1.3320 (en effet, en cas de réel rupture du plus haut, le cours devrait partir rapidement à l’assaut des 1.3550 au moins, donc il vaut mieux placer des stop relativement serrés).

Vous avez pris un risque de 123 pips (1.3443 – 1.3320). Imaginons toujours que votre compte de trading compte 10 000 $. Vous voulez un risque de 2% donc 200 $ soit, ce qui représente sur le forex, sur un compte à marge donc, un achat de 0.16 lots (soit 16 000 $).

Si vous n’aviez pas fixé de stop et simplement espéré que le cours finira par remonter, vous auriez dû supporter une perte jusqu’à 571 pips (1.3443 – 1.2872 au plus bas), ce qui avec 0.16 lot représenterait 914 $.  Par chance, l’euro a repris de la vigueur et finira quelques semaines plus tard à revenir au prix d’achat, mais là encore, vous ne pouviez pas le savoir (je me rappelle que des analystes parlaient au début 2011 de « la fin de l’euro » ou du moins qu’il pouvait atteindre la parité avec le dollar ! De plus, pendant tout ce temps, outre le fait que vous attendiez angoissé que le cours veuille bien remonter, vous ne pouvez pas initier d’autres ordres avec cette somme « bloquée ».

De l’intérêt d’un stop loss:

– Placer un stop loss vous permet de fixer dès le début d’un trade le risque maximal que vous prenez. Cela permet d’avoir un money management efficace: vous prenez un risque de tant pour un profit espéré de tant. Les choses sont claires.

– Vous n’avez pas à vous soucier de ce que vont donner vos ordres. Vous pouvez éteindre vos ordinateur, aller vous promener ou même partir en vacances si vous utilisez des périodes de temps plus longues. Soit vous aviez raison et vous êtes gagnant, soit vous aviez tord et vous perdez X % de votre capital, ni plus, ni moins.

– Vous disposez de tout votre capital pour initier de nouveaux trades. Vous n’avez pas à attendre, des semaines, parfois des années, que le prix veuille bien remonter à votre prix d’achat (ou redescendre à votre prix de vente).

– Cela vous oblige à vous perfectionner car vous devez choisir un point d’entrée correct, un stop correct et fixer un objectif de profit correct. Évidement, c’est plus facile à dire qu’ç faire, mais cela est indispensable si on veut faire du trading sérieusement (et donc de manière rentable !).

Des inconvénients d’un stop loss:

– Il est déjà difficile de trouver un bon point d’entrée et de sortie, vous devez en plus trouver un stop cohérent.

– Parfois, voir souvent, votre stop loss sera exécuté et un peu plus tard, le prix reviendra à votre prix initial, voir continuera à grimper bien au-delà. Sans stop loss, vous n’auriez au final rien perdu.

– Plus la période de temps est courte, et plus la « chasse aux stops » est effectuée par les traders pros des banques et des hedge funds, augmentant encore leurs déclenchements « de peu »…

Alors, stop loss ou pas stop loss ?

Ce qui est clair, c’est qu’il faut quantifier le risque que vous prenez quand vous initiez un trade. Vous devez savoir clairement combien vous risquez de perdre. Ce qui signifie aussi combien vous acceptez de perdre, plus précisément combien vous supportez de pouvoir perdre ! Et surtout, vous devez vous tenir rigoureusement à ce risque initial. Tous les traders à succès vous le diront: le jour où vous ne respecterez pas votre plan de trading et votre risque, vous ouvrez une brèche psychologique qui pourra s’avérer fatal pour votre compte à long terme !

Ensuite, vous pouvez également vous couvrir plutôt que de fixer un stop loss. Par exemple, si l’eur/usd baisse, vous pouvez, à la place d’un stop loss, passer un ordre de vente tout en gardant votre ordre d’achat (c’est la technique du hedging). En général, cela revient à déplacer le problème puisqu’après, vous devrez savoir quand racheter votre position à la vente, alors que votre position à l’achat est fortement négative. Ceci dit, il y a des stratégies de hedging très intéressantes à utiliser.

Enfin, vous pouvez fixer un stop loss lointain de sécurité « au cas où » et laisser respirer votre trade, mais cela est risqué tout de même car votre rapport risque/gain sera dégradé (surtout ces derniers temps avec des « flash crash » qui vont chercher des stops très lointains) tout de même.

Que fait l’investisseur (très) particulier ?

– Il faut apprendre à trader correctement et donc planifier un trade avec une entrée, un objectif et un stop loss.

– sur des trades à plus longs termes (plusieurs semaines/mois voir années), on peut se permettre quelques petites positions (risque inférieur à 1% du capital) en fixant un niveau stop loss « mental » (mais toujours inférieur à 5%) assez large et sortir manuellement si la position évolue défavorablement (par contre, il faut s’y tenir IMPERATIVEMENT). Dans ce cas, on peut se permettre de moyenner une fois à la baisse (technique décriée, mais souvent efficace, malheureusement parfois mortelle) TOUT EN RESPECTANT SON RISQUE MAXIMAL (5% par exemple).

Personnellement, je considère que la première manière de gérer son risque (donc avec un stop loss fixe) est plus sereine et convient mieux à la psychologie de nombreuses personnes car cela enlève le stress du suivi d’un trade. Certains, A CONDITION DE NE RISQUER QU’UNE TOUTE PETITE PART DU CAPITAL, ne sont pas gênés par la seconde méthode.

En ce qui me concerne (mais à chacun sa psychologie!), j’utilise les deux méthodes sur différentes stratégies, ce qui lisse encore davantage le risque global. Disons globalement que plus le trade est sur du long terme et moins un stop fixe me parait intéressant.

Ce qui compte ici, c’est de trouver sa propre gestion du risque, pourvu qu’il y en ait une et qu’on s’y tienne !

Le yen peut-il s’affaiblir ?

(Triste) Actualité oblige, mes pensées vont vers le Japon.

Regardons ensemble quelques graphiques hebdomadaires.

Tout d’abord, face au dollar index (qui représente la force du dollar face à un panier de devises):

On remarque:

– le yen est en haut d’un canal ascendant

– la semaine passée, une étoile filante s’est formée. Il s’agit d’une figure en chandelier pouvant entraîner une fin de tendance haussière

– une divergence entre des indicateurs (RSI et MACD) et le prix est en formation. Il s’agit aussi d’un signe baissier.

Ensuite, face à l’euro index:

– Les mêmes divergences entre indicateurs et prix sont apparues

– Le yen s’est déjà affaiblit, passant sous la moyenne mobile 50.

Enfin, par rapport à l’or:

Le yen, valeur refuge habituelle, a cédé  lui aussi (tout comme le dollar…) du terrain face à l’or depuis des années.

Même si une divergence entre MACD et le prix apparait, rien ne dit que cette tendance baissière va s’arrêter.

Et si elle s’arrêtait, ce sera probablement plus due à une correction sur l’or (qui a beaucoup, beaucoup grimpé ces derniers temps…) que sur un nouveau regain de vigueur du yen.

Et le marché action dans tout ça ?

Si on compare le yen à l’indice Nikkei de la bourse de Tokyo, on voit que depuis fin 2008 (et la crise des subprimes), il est fortement apprécié.

Même si on considère que la crise n’est pas vraiment terminée (ou que sa sortie est ralentie à cause du tsunami/crise nucléaire), il parait peu probable que le yen grimpe plus haut qu’au plus fort de la crise de 2008 !

Que doit en conclure l’investisseur particulier ?

Comme nous venons de le voir à travers ces 4 graphiques, de nombreux arguments techniques plaident pour l’affaiblissement du yen.

De plus, le bilan de la catastrophe au Japon est loin d’être fait. Et je ne parle pas de la probabilité, toujours existante que la centrale de Fukushima échappe à tout contrôle et provoque un second Tchernobyl dans un archipel nippon densément peuplé ! Bien que le yen soit une valeur refuge, il est fort à parier que devant une nouvelle catastrophe, il perdrait une partie de ce rôle et s’affaiblirait.

Si au contraire (espérons le !), les exploitants de la centrale parvenait à la sécuriser (par un sarcophage de béton par exemple ou un miraculeux refroidissement des réacteurs endommagés), il conviendra alors de tirer le bilan du tsunami et de commencer la reconstruction. Or, les périodes de reconstructions sont toujours propices à une progression de la Bourse, et donc à un affaiblissement du yen.

Tous ces arguments plaident en faveur d’une faiblesse prochaine du yen. N’oublions cependant pas que nous venons d’étudier des graphiques hebdomadaires et qu’il peut encore se passer un ou deux mois avant que la devise nippone modifie son comportement.

Cependant, en ce qui me concerne, je surveille avec attention tous les signaux d’achats sur EUR/JPY et USD/JPY à plus courts termes… (tout en n’hésitant pas à shorter sur des hedges… et oui, on est sur le Forex… Et n’oubliez pas votre gestion des risques !!!)

De la volatilité sur le yen…

Si on regarde la définition de la volatilité (en finance), d’après Wikipédia, il s’agit de la mesure de l’ampleur des variations du cours d’un actif financier. Elle sert de paramètre de quantification du risque de rendement et de prix d’un actif financier. Lorsque la volatilité est élevée, l’espérance de gain est plus importante, mais le risque de perte aussi. C’est par exemple le cas de l’action d’une société plus endettée, ou disposant d’un potentiel de croissance plus fort et donc d’un cours plus élevé que la moyenne. Si la croissance des ventes est moins forte qu’espérée ou si l’entreprise peine à rembourser sa dette, la chute du cours sera très forte.

On peut résumer cela simplement: dès qu’il y a quelque chose d’inattendu, d’exceptionnel, la volatilité augmente et si tout se passe « comme prévu », la volatilité reste faible.

En ce moment, entre les révoltes dans les pays arabes, la guerre civile en Lybie et les catastrophes climatiques et nucléaires au Japon, on peut facilement comprendre que l’indice VIX (représentant la volatilité sur le marché américain, également surnommé « indice de la peur ») vient de bondir.

Les conséquences sur le Forex sont visibles, la majorité des paires a subi de violents mouvements, notamment les paires liées au yen.

Ceci pour deux raisons principales:

– les conséquences des tremblements de terre/tsunami/accidents nucléaires au Japon

– une spéculation et des contre-mesures des Banques Centrales

Bref, le mélange parfait pour voir apparaître de gros mouvements sur le yen !

Qui dit volatilité, dit bénéfices importants possibles, mais aussi grosses pertes si on est imprudent !

Je prend l’exemple de la paire CHF/JPY.

Nous avons là deux devises, le Franc Suisse et le Yen, qui sont perçus généralement des valeurs refuges. La paire CHF/JPY connait donc souvent une volatilité relativement faible.

Or, en moins de 2 jours, nous avons eu ceci:

Impressionnant, non ?

Sur les autres paires, le phénomène est le même, en plus important encore :

Il est clair que les Banques Centrales sont intervenues: http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110318trib000609148/pourquoi-l-union-sacree-des-banques-centrales-etait-necessaire-pour-faire-baisser-le-yen.html

Que doit en retenir l’investisseur particulier ?:

– même sur des paires réputées peu volatiles, on n’est jamais à l’abri d’un mouvement brusque et de grande amplitude : toujours avoir un stop (ou un hedge) !

si on travaille avec des graphiques à plus long termes, on voit qu’il y a des opportunités intéressantes et avec peu de risques à saisir…

– si on a le temps de travailler avec des graphiques à court terme, on peut exploiter ces pics de volatilité, mais par définition, un investisseur particulier n’a pas le temps de passer ses journées devant son terminal puisqu’il n’est pas un professionnel ! Il vaut donc mieux travailler avec des horizons à plus longs termes.

Catastrophes naturelles et spéculations sur le Forex

Je parle ici de la spéculation sur les devises, car je trouve que la spéculation sur les matières premières est scandaleuse, car  il s’agit de marchés beaucoup plus étroits où les gros investisseurs peuvent détenir à eux seuls une majorité des contrats futures d’une matière et donc en manipuler le cours (par exemple:j’achète pour… 1,2 milliard d’euros de cuivre s’il vous plaît ! Le mystérieux opérateur ne l’est plus : le Daily Telegraph a révélé début décembre qu’il s’agissait de J.P. Morgan. La banque d’investissement américaine avait acquis peu avant pour un milliard de livres sterling de cuivre (environ 1,2 milliard d’euros), soit « entre 50% et 80% » des 350 000 tonnes en réserve, selon les informations du LME. L’acquisition avait fait grimper les cours spot à 8 700 dollars, soit son plus haut niveau depuis la crise financière.) Inutile de préciser qu’il en est de même pour les matières premières agricoles, ce qui est bien plus graves avec les conséquences que l’on connait sur les habitants des pays pauvres…

J’ai choisi de vous parler de catastrophes naturelles tout simplement parce qu’il y a eu des cas récents, et qu’il s’agit d’événements qui font bouger les cours des devises. Nous allons voir deux des plus récents événements de plus près: le séisme en Nouvelle-Zélande pendant la nuit du 22 février 2011 et celui au Japon ce matin même vers 8h.

Le séisme du 22 février 2011 en Nouvelle-Zélande:

Le séisme du 22 février 2011 en Nouvelle-Zélande (appelé aussi séisme de Christchurch de 2011) est un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 survenu à 12 h 51 min 42 s heure locale (21 février à 23 h 51 min 42 s UTC), dans la région de Canterbury sur l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Une réplique de magnitude 5,6 est survenue à 13 h 4 heure locale (0 h 4 le 22 février UTC).

En regardant par exemple le cours du « kiwi », le dollar néo-zélandais (NZD) contre le dollar US (en graphique 1 H):

On voit clairement que le NZD a chuté à l’instant même où l’événement s’est produit. Il faut préciser cependant, que depuis début février, la parité était en baisse.

La rupture de la ligne de tendance haussière à court terme donnait donc un signal de vente assez clair. Ce dernier s’est d’ailleurs poursuivi jusqu’à aujourd’hui (11 mars).

La logique a été respectée. Le petit pays qu’est la Nouvelle-Zélande a fait face à un séisme assez important. En conséquence sa monnaie s’est affaibli pendant quelques semaines.

Séisme du 11 mars 2011 au Japon:

Un séisme de magnitude 8,9, le plus fort jamais enregistré au Japon, a frappé vendredi à 5h46 GMT (6h46 heure de Paris) le nord-est du pays, déclenchant un tsunami de plusieurs mètres de haut sur les côtes Pacifique et faisant des centaines de morts et de disparus.

D’importants dégâts matériels

L’ampleur des dégâts est difficile, pour l’heure, à établir. Mais de nombreuses maisons ont été enfouies sous une gigantesque coulée de boue et plusieurs bâtisses ont brûlé dans les zones rurales les plus proches de l’épicentre. Au moins six incendies ont été signalés dans la capitale, et 80 dans l’ensemble des zones touchées.

Au centre de Tokyo, le toit d’un bâtiment s’est écroulé au moment où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplôme, faisant plusieurs blessés.

D’ores et déjà, le coût de cette catastrophe naturelle s’élève à des dizaines de milliards. En 1995, la catastrophe de Kobé avait coûté 100 milliards de dollars au Japon, et 3 milliards aux assureurs.

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/11/01003-20110311ARTFIG00338-tres-violent-seisme-dans-le-nord-est-du-japon.php#degats

Apparemment, il s’agit d’un événement de plus grande ampleur, aux conséquences bien plus graves que dans le cas précédent.

Voyons maintenant comment à réagit le yen face au dollar:

Après une brusque chute du yen jusqu’aux environs de 83,30 yens pour 1 $ vers 6h00 GMT, le yen s’est repris violemment et s’est renforcé dans les heures suivantes.

Pourquoi ?

Bonne question. Celui qui sait a sans doute gagné pas mal d’argent actuellement. Par contre, ce qu’on peut dire, c’est que la parité a cassé sa ligne de tendance court terme datant de début mars. Il y a en passant également eu une divergence entre le RSI à 14 heures et le cours, ce qui est généralement annonciateur d’une correction.

Je précise que les réactions des cours face à des événements imprévisibles est également semblable lorsqu’il s’agit de la publication de chiffres économiques importants (chiffres du chômage US, modifications des taux directeurs des Banques Centrales…), c’est à dire parfois « logiques », parfois paraissant « illogiques ».

Mais que doit en retenir l’investisseur particulier ?

1 – Sur les marchés, ce n’est pas toujours la logique « visible » qui prévaut.

2 – l’analyse technique, qui ne fait que refléter la réalité des cours, montre toujours clairement les événements. Elle est donc utile.

3 – comme on ne peut jamais être sûr de rien, il faut TOUJOURS fixer des stops clairs à chaque entrée en position. Qui pourrait prévoir une catastrophe ?

4 – on ne peut jamais être sûr de rien, si ce n’est de sa gestion des risques.

5 – ce n’est pas parce qu’il s’agit d’événements qui font bouger les cours, qu’il faut oublier qu’il s’agit avant tout de catastrophes humaines (même si les conséquences dans ces deux pays riches ne sont absolument pas du même ordre que des événements semblables dans d’autres régions plus pauvres du monde ! Ayez donc au moins une pensée pour les victimes…)

Choisir un courtier Forex

Depuis quelques temps, les offres pullulent. Je ne parle pas des spam dont ma boite e-mail regorge (enfin, plutôt la poubelle à spams où ces courriers vont automatiquement la plupart du temps…). Même si on recherche sérieusement un courtier, la foule d’offres à de quoi donner le tournis, tant à un novice dans le domaine qu’à quelqu’un d’expérimenté qui recherche un second ou troisième courtier par exemple.

Si vous êtes débutant, et n’avez jamais encore eu de compte forex, je vous suggère grandement:

– d’ouvrir un compte démo n’importe où, pour voir

– de chercher sérieusement un courtier qui pourrait vous intéresser, puis d’y ouvrir un autre compte démo.

– tester, tester, et tester encore, à la fois la (ou les) plate-forme(s), l’offre du courtier et surtout développer une méthode de trading.

– faites ceci pendant au moins plusieurs mois

– avec votre expérience fraîchement gagnée, vous allez vous orienter vers un courtier qui vous convienne ET qui accepte impérativement des micro-lots (soit 1000 unités d’une devise, par exemple 1000 €) en tant que volume de transaction minimum.

– appliquer votre stratégie et une gestion du risque correcte (money management) sur ce micro-compte pendant quelques mois

– ré-évaluer votre stratégie, éventuellement après un nouveau passage en démo

– éventuellement, si vous êtes rentable, transférer davantage d’argent MAIS surtout, RESPECTER un money management correct !

Les critères d’un bon courtier:

– pas d’adresse dans un paradis fiscal ou alors un siège social en Russie, des bureaux sur les Îles Vierges et un numéro d’appel à Chypre.

– régulé par l’AMF ou par un organisme équivalent dans un pays européen: Financial Services Authority (FSA) au Royaume-Uni, Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) au Luxembourg, Autorité Fédérale de Surveillance des Marchés Financiers (FINMA) en Suisse…

– possibilité de passer des ordres par téléphone en cas d’indisponibilité de la plate-forme internet

– hotline facilement joignable, conseiller disponible

plate-forme fiable sur votre ordinateur (attention, la plate-forme sert avant tout à passer des ordres, vous pouvez très bien faire vos analyses graphiques avec un autre logiciel)

Les débutants se focalisent souvent sur le spread, mais ce qui compte avant tout, surtout si on se comporte en investisseur, c’est à dire avec un horizon a plusieurs années, c’est surtout la fiabilité, la sécurité et la qualité des services. Cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les spreads, mais qu’il ne s’agit que d’un paramètre important en fonction de sa méthode de trading (quelqu’un qui ne passe que 10 ordres dans l’année peut totalement ignorer des écarts de spreads, contrairement à quelqu’un qui passe un ou plusieurs ordres chaque jour !).

There is no such thing as a free lunch (M.Friedman)

En français, cela donne quelque chose comme « un déjeuner gratuit, ça n’existe pas ».

Milton Friedman était un économiste américain né le 31/07/1912 et mort le 16/11/2006 à San Francisco, considéré comme l’un des économistes les plus influents du XXè siècle.

Pour ceux que ça intéressent, plus d’infos sur cette page wikipédia.

Je ne partage pas forcément ses théories, mais j’aime bien cette citation que l’on pourrait aussi interpréter par « la richesse ne tombe pas des arbres » ou « il faut se bouger pour arriver à quelque chose ».

Bref, en investissement peut-être encore plus qu’ailleurs, rien n’est gratuit. L’investisseur particulier a donc intérêt à accepter de dépenser de l’argent de manière calculée pour en gagner par la suite.

Choisir une plate-forme de trading pour le Forex

Il existe de nombreuses plate-formes de trading. Chacun a ses avantages et inconvénients.

Ce qui compte, c’est que la plate-forme s’adapte à VOS besoins et non pas le contraire.

Tout d’abord, vous devez savoir ce que vous voulez faire avec cet outil:

passer des ordres

analyser des graphiques, avant de passer des ordres

Une plate-forme pour passer des ordres:

Ce qui compte ici, c’est la fiabilité. Si votre plate-forme ne vous convient pas au niveau du choix des indicateurs techniques ou des possibilités de réaliser des graphiques, ce n’est pas très grave. Vous pouvez toujours effectuer vos analyses avec d’autres logiciels avant de passer vos ordres.

Vous devez maîtriser le passage des ordres et n’avoir aucun doute sur ce que vous faites. Vous devez distinguer un buy stop d’un buy limit, un ordre O.C.O. d’un ordre market sell, etc. Vous devez également savoir quelle quantité de devises (ou de cfds ou même d’actions) vous vendez ou acheter. Une virgule mal placée peut vous ruiner rapidement.

Le Forex autorise l’utilisation d’un fort effet de levier et je vous laisse imaginer les dégâts que peut entraîner un achat de la paire EUR/USD pour un montant de 100 000 $ plutôt que pour 10 000 ou 1 000 $ !

Bref, il est impératif que vous vous sentiez à l’aise avec votre plate-forme lors du passage d’ordres.

Par ailleurs, je ne peux que recommander d’utiliser un courtier qui permette des passages d’ordres par téléphone, au cas où… L’informatique est loin d’être une science exacte et c’est encore plus valable pour les connexions ADSL par exemple…

Une plate-forme pour analyser des graphiques

Ce qui compte ici, c’est la présence de vos indicateurs favoris et la facilité d’utilisation des divers objets graphiques (tracés de lignes de tendances, de support et de résistance, de retracements de Fibonacci , de pivots…).

Tout cela sans pour autant ralentir votre ordinateur pour peut que vous ayez quelques graphiques ouverts simultanément…

Ici, le seul secret est d’essayer plusieurs plate-formes.

A noter également qu’en fonction de votre expérience, vos besoins vont évoluer. Attention, cette évolution ne signifie pas forcément que vous allez avoir besoin de plus en plus de graphiques et d’indicateurs. C’est d’ailleurs certainement souvent le contraire, au fur et à mesure que vous « sentirez » le marché, vous allez vous apprendre à aller à l’essentiel et ne plus vous encombrer inutilement de graphiques surchargés. Le mot clé ici est adaptabilité. Votre plate-forme devrait pouvoir afficher des graphiques très différents.

Une plate-forme pour les diriger tous…

L’idéal, pour certains, c’est d’avoir une plate-forme à la fois pour faire de beaux graphiques qui vous plaisent, mais aussi de passer des ordres. Cela a l’avantage de vous permettre de voir l’évolution de vos ordres (la plupart des plate-formes permettent de visualiser les trades passés) et vous évite de devoir jongler entre plusieurs logiciels.

L’autre école de pensée explique qu’il faut dissocier les logiciels d’analyse graphique et la prise d’ordres pour éviter de sombrer dans un excès néfaste de passages d’ordres.

A chacun sa réponse, pour ma part, j’utilise 3 plate-formes différentes, l’une pour faire mon analyse « long terme » et prendre de rares positions « long terme »; l’autre pour visualiser des signaux à plus court terme et prendre des positions courts termes et enfin la dernière pour tester des nouvelles idées ou visualiser occasionnellement des graphiques différents, sans passer d’ordres.

Comme souvent, l’investisseur particulier doit trouver SA propre méthode de travail et SA plate-forme.

Les outils courants

Les plate-formes les plus couramment utilisées (et donc à priori les meilleures) se divisent en deux grandes catégories:

– MT4 (et sans doute bientôt MT5): plate-forme conçue par Metaquotes Software, une société russe (http://www.metaquotes.net/en/company )

– diverses plate-formes fonctionnant sous Java sur n’importe quel ordinateur

– diverses plate-formes propriétaires (c’est à dire nécessitant un logiciel spécifique)

MT4 est réputée robuste (comprendre stable), peu gourmande en ressources (fonctionne sur des ordinateurs un peu anciens), utilisable pour du trading automatique. Elle ne fonctionne cependant que sous Windows (ou sous Linux à l’aide de Wine).

Je me propose de vous donner un rapide aperçu des diverses plate-formes que j’ai testé.

MT4:

Le gros avantage de MT4 est son universalité. En effet, de nombreux courtiers la proposent et une grande communauté d’utilisateurs existe. On peut donc trouver facilement des indicateurs programmés et d’autres outils (scripts permettant d’automatiser certains passages d’ordres ou Expert Advisors, qui permettent de faire du trading automatisé). On peut donc également assez facilement trouver quelqu’un qui peut vous programmer un indicateur personnalisé ou bien apprendre soi-même à le faire, pour peu qu’on ait la fibre informatique assez développée tout de même.

Personnellement, j’utilise MT4 car elle est très facile à paramétrer et qu’elle ne consomme que peu les ressources de mon ordinateur. En effet,  j’aime avoir une trentaine d’onglets graphiques ouverts simultanément. Je n’ai jamais vu une autre plate-forme qui le permettent sans disposer d’un ordinateur dernier cri (et encore !). De plus, j’ai pu l’installer sur un netbook sans problème. Enfin, je peux faire tourner sans problème deux copies de MT4, avec chacune de nombreux graphiques ouverts, en même temps, tout en faisant autre chose sur mon ordinateur (qui est un modèle tout à fait « normal » datant d’il y a 4 ans).

Enfin, j’ai pris mes habitudes avec cette plate-forme.

Points faibles:

– si vous faites de l’analyse chartiste poussée (personnellement, je me contente de lignes de tendance/résistances/supports, donc cela suffit largement), MT4 est inadaptée.

– si vous faites du scalping, oubliez MT4 (en passant, je vous conseille aussi d’oublier le scalping, mais ce n’est que mon avis…)

JForex

Il s’agit de la plate-forme java de Dukascopy. Elle permet également de réaliser des indicateurs programmés et des Expert Advisors, appelés ici des Stratégies. Cependant, la communauté des utilisateurs est nettement plus petite que celle pour MT4. On peut cependant trouver son bonheur en cherchant un peu.

Je l’utilise car le passage d’ordres et impeccable (meilleur que pour MT4) et elle fonctionne sous Java, et donc aussi bien sur windows, linux ou Mac OS. De plus, je la trouve très agréable à utiliser pour faire de l’analyse chartiste de base.

Points faibles:

– j’ai constaté des bugs d’affichages/des ralentissements des graphiques. Par contre, le passage d’ordres est indépendant et fonctionne toujours.

SaxoTrader

Pour moi, c’est une usine à gaz. La plate-forme semble demander du gros matériel informatique pour fonctionner correctement. Il est clair que ceux qui veulent avoir une vision globale du marché seront comblés, puisqu’on peut, avec la même plate-forme, visualiser tous les produits proposés par SaxoBank (et ils sont nombreux: actions, options, forex, sicav, obligations, cfds…).

Personnellement, je n’ai pas aimé car je préfère avoir sous la main rapidement une trentaine de devises que, lentement, 5 000 produits que je n’ai pas sur mon compte.

Cependant, je ne peux pas nier qu’il s’agit là d’un beau jouet et que certains y trouveront certainement leur compte. Personnellement, j’aime plutôt la simplicité et l’efficacité…

Points faibles:

– Trop compliquée

– Trop lente

FxTrade (d’Oanda)

Encore une plate-forme java. Celle-ci a le mérite d’être extrêmement simple. En ce qui me concerne, il s’agit surtout d’une plate-forme de passage d’ordres car elle est vraiment très limitée, tant au niveau des indicateurs que des possibilités d’analyse graphique.

Je la recommanderai cependant tout de même à des débutants (outre pour le fait qu’Oanda propose des trades à partir d’1 $ et donc à très faible levier, ce qui me semble ESSENTIEL pour un débutant) car elle permet de voir l’essentiel: le mouvement des cours avec les indicateurs les plus utiles et courants (moyennes mobiles, rsi, etc… et même des graphiques en Heiken Ashi !).

FXCM Trading Station

Cette plate-forme est utilisée par divers courtiers (outre FXCM, BestCFD, DbFx…). Je ne l’ai pas testé de manière approfondi, mais pour moi, c’est une sorte de MT4 « light » sans indicateurs programmés et avec la possibilité de trader directement à partir des graphiques.

C’est pour cette dernière caractéristique qu’elle me semble intéressante. Pour le reste, je pense qu’elle a les mêmes inconvénients que MT4 sans en avoir les avantages. Bref, je n’utilise pas, mais pourquoi pas…

Les autres:

Il y en a tellement…

Si on exclut les plateformes qui font croire que le Forex est un jeu (eToro par exemple) et les plateformes de courtiers situés quelque part dans un paradis fiscal, il en reste encore beaucoup.

N’hésitez pas à faire des commentaires sur vos expériences…

Du vent de révolte qui souffle sur l’Afrique du nord (2)…

Mon précédent article parlait de la révolte en Tunisie et en Egypte. Depuis, ce vaste mouvement s’est étendu un peu partout dans le Maghreb, y compris en Lybie, qui est un producteur de pétrole relativement important.

La Lybie ne représente qu’un peu plus de 2% de la production mondiale, mais 2% sur une matière aussi sensible que le pétrole suffise à faire s’envoler les prix.

Dans la journée de 21 février 2011, le contrat future sur le Crude Oil d’Avril a grimpé de près de 10 % !

Quand aux devises, par rapport à mon article du 30 janvier où je disais miser sur le dollar canadien et le franc suisse et bien cela a été plutôt positif.

+339 pips de gain (j’ai clôturé sur le retracement à 50% du dernier mouvement) !

Il est tout à fait possible que la paire descende bien plus bas, mais j’ai pour principe de ne pas laisser passer un tel gain en si peu de temps… « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », ne l’oubliez jamais !

Pour l’EUR/CHF, j’ai préféré attendre un meilleur point d’entrée (sur un ancien retracement à 50%) pour acheter du CHF. Je laisse courir le gain actuellement (environ +200 pips) car je pense que la paire peut au moins toucher le bas de la Bollinger.

Petite remarque en passant, désolé d’employer ces termes techniques et pour avoir posté des graphiques un peu surchargés de divers indicateurs qui n’ont pas forcément un grand intérêt pour ces trades. Ce qui compte, c’est que sur des critères fondamentaux comme les tensions au Maghreb, un raisonnement de bon sens fonctionne encore.

Il faut cependant se méfier grandement de ce genre de situation, les marchés ne sont pas toujours logiques et je m’appuie toujours sur des données techniques à la fois pour entrer au mieux et pour sortir une fois mon objectif initial atteint (ou de manière préventive si j’ai des raisons de croire que la situation a évolué défavorablement envers mon objectif initial).

Je ne veux pas ici rentrer dans les détails techniques, mais promis, je publierai ultérieurement des explications plus techniques sur ma (mes) méthode(s).

Du point de vue social, il est remarquable de constater que:

– même les pays « riches » (la Lybie a une richesse par habitant comparable à celle de la France !) aspirent à plus de liberté et de démocratie.

– l’influence d’internet (facebook, twitter & co) est indéniable. Une société moderne ne peut plus empêcher les gens d’aspirer à plus de liberté !

– le fait d’avoir une langue commune propage les révoltes bien plus rapidement !

Cela voudrait-il dire que les systèmes politiques despotiques et archaïques sont vouées à disparaître avec l’avancée technologique des populations ? Je l’espère, même si le fait de chasser des dictateurs au pouvoir depuis des décennies ne signifient en rien que les prochains gouvernements seront démocratiques ! Il reste beaucoup de problèmes à résoudre avant d’atteindre une certaine démocratie : islamisme, juntes militaires, corruption…

La magie des intérêts composés – l’effet boule de neige

Donnez un élan à une petite boule de neige à partir du sommet d’une colline et la boule deviendra ÉNORME au bas de la pente. C’est ce qu’on appelle l’effet boule de neige. Vous pouvez faire profiter vos placements du même effet de croissance grâce à la magie des intérêts composés.
Faites un placement, même petit, et réinvestissez le revenu qu’il produit tout en conservant le placement et vous obtenez ainsi un revenu composé, de sorte que votre petit placement connaîtra une croissance exponentielle à long terme.
L’important est de déclencher l’effet boule de neige le plus tôt possible dans vos finances personnelles. Plus vous investissez tôt, plus votre argent fructifiera longtemps, ce qui devrait vous procurer un patrimoine plus important au bout du compte.

Par exemple:
1200 € placés par an (soit 100 € par mois), avec un rendement de 3%, donne 14 169.35 € après 10 ans et 33 211.78 € après 20 ans.
La même somme, placée à 8%, donne 18 774.58 € après 10 ans et 59 307.51 € après 20 ans.
A 15%, 28 019.13 € après 10 ans et 141 372.14 € après 20 ans.

Bien sûr, si vous avez une capacité d’épargne supérieure, par exemple de 500 € par mois donc 6000 € par an, on obtient très rapidement des sommes non négligeables : 93 872.92 € avec un taux de 8% sur 10 ans et 296 537.53€ au même taux sur 20 ans et pour vous faire rêver: 706 860.72 € pour un taux de 15% sur 20 ans.

Avec une méthode correctement appliquée, il est tout à fait réalisable de faire au minimum 8% (voir bien plus !) par an sur de longues périodes de temps. Ce qui compte ici, c’est la régularité.

On le voit, même en partant de rien et avec une capacité d’épargne très limitée, on peut avoir de l’argent à investir en une dizaine d’années.

Bien sûr, si vous avez déjà de l’argent à investir, quelle que soit son montant : 5000 €, 20 000 €, 200 000 € ou plus, votre “boule de neige” sera déjà très grosse au départ et peut donc devenir une véritable avalanche à l’arrivée. Remarquez cependant, qu’il est plus important de commencer tôt à investir que d’avoir une grosse somme dès le début. En effet, 20 ans passés à économiser 6000 € par an avec un capital de départ de 20 000 €, placés à 8% n’apporte “que” 389 756.67 € (à comparer aux 296,537.53€ calculés précédemment). Mais bien sûr, le vieil adage disant que “l’argent appelle l’argent” est tout à fait justifié !

Alors, qu’attendez-vous pour commencer à faire votre petite boule de neige ?